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Newsletter · N°1 · Vendredi 4 septembre 2026

Les autorités sont désignées. Ce qu'elles peuvent demander.

Trois obligations sont exigibles depuis le 2 août. Ce qui a changé n'est pas la liste, mais le dispositif qui la fait respecter.

Parlement européen, drapeaux de l'Union à Strasbourg
Les autorités nationales compétentes disposent désormais de pouvoirs d'instruction et de sanction.

Le 2 août, trois obligations du règlement européen sur l'intelligence artificielle sont devenues exigibles pour les cabinets et les directions juridiques : l'interdiction de certaines pratiques, une obligation de moyens sur la compétence des équipes, et les obligations de transparence de l'article 50.

Six semaines plus tôt, un règlement modificatif avait reporté à décembre 2027 les obligations du régime à haut risque. Beaucoup ont retenu le report et en ont conclu qu'il n'y avait rien à faire cet automne. C'est l'erreur la plus répandue de la rentrée : deux blocs distincts ont été confondus.

Mais l'événement du 2 août n'est pas la liste des obligations, dont deux existaient depuis février 2025. C'est le dispositif qui les fait respecter. Les autorités nationales compétentes sont désormais désignées, avec leurs pouvoirs d'instruction et de sanction.

Pour un cabinet, cela déplace la question. Le montant théorique d'une amende n'est pas ce qui compte : ce qui compte est qu'une autorité qui vous interroge sur vos usages attend une réponse documentée. Et qu'une absence de documentation constitue en soi un signal.

Trois travaux en découlent, aucun ne dépendant d'un calendrier réglementaire. L'inventaire des usages, sachant que les usages non déclarés sont toujours plus nombreux que les déclarés. La qualification au regard du régime à haut risque, qui prend quelques heures et produit un document daté. Et la gouvernance, qui se posait déjà avant ce règlement, du seul fait du secret professionnel.

Aucun de ces trois travaux ne concerne le choix d'un outil. Tous concernent la capacité à décrire ce qu'on fait.

À lire ce mois-ci

ChatGPT, Claude et le dossier client

Deux décisions étrangères de l'hiver dernier ont tranché des questions que personne n'avait posées.

Cession d'entreprise : la data room

Une passivité repérée au troisième jour d'une revue, suivie jusqu'à la clause qui la traite douze semaines plus tard.

Copilote et secret professionnel

Pourquoi une clause de confidentialité bien rédigée ne répond pas à la question que pose le secret.

Le corpus complet : max-legal.ai/fr/blog

La définition du mois

Journalisation

L'enregistrement automatique des opérations effectuées par un système : qui a fait quoi, quand, sur quel élément. Tout système en produit. La question utile n'est pas de savoir s'il journalise, mais ce que vous pourrez en extraire, sous quelle forme et pendant combien de temps.

C'est exactement ce qu'une autorité demandera.

La définition complète →

Dernière minute

Ce que trois heures et demie de panne ont montré

Jeudi 3 septembre, de 15 heures à 18 h 30, ChatGPT, Claude et Grok ont été indisponibles simultanément, OpenAI évoquant une erreur de routage réseau. Sur la même fenêtre, deux cent trente-six appels aux modèles ont abouti depuis MAX : deux cent six chez OpenAI, vingt-neuf chez Google, un chez Anthropic. Aucune erreur fournisseur, aucune dégradation des temps de réponse.

L'explication est technique plutôt que méritoire : une interface grand public et l'interface de programmation du même fournisseur sont deux services distincts. La première est tombée, la seconde a tenu. Si toutes étaient tombées ensemble, MAX se serait arrêté comme le reste. Ce qu'il établit est plus modeste : le travail d'un cabinet ne devrait pas s'interrompre parce qu'une interface grand public est indisponible.

Nouveau dans Max

MAX produit désormais des présentations PowerPoint.

Trois façons de procéder. À partir d'une demande et de vos documents source, la présentation est composée entièrement. À partir d'un modèle PowerPoint que vous fournissez, elle adopte votre charte. Et une présentation existante peut être reprise et modifiée plutôt que refaite.

Cette présentation peut s'inscrire dans une demande plus large : une analyse, les modifications contractuelles qui en découlent, le courriel de synthèse et la présentation, dans le même enchaînement.

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